mercredi 10 août 2005
Notre tour d'Europe en autostop
Par Adrian Sauzade, mercredi 10 août 2005 à 15:00 :: Autostop-2005
"Le voyageur ne connaît rien de l'endroit où il va, le touriste ne connaît rien de l'endroit où il est allé"
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mercredi 10 août 2005
Par Adrian Sauzade, mercredi 10 août 2005 à 15:00 :: Autostop-2005
"Le voyageur ne connaît rien de l'endroit où il va, le touriste ne connaît rien de l'endroit où il est allé"
jeudi 11 août 2005
Par Adrian Sauzade, jeudi 11 août 2005 à 20:27 :: Autostop-2005
Tout a commencé par un texto vers midi.
Sur un coup de tête, nous décidons de partir en STOP !
Nous sommes tous les deux à Paris, pas prévu de vacances…
Mais Paris en Août c’est la déprime totale.
C’est là que nous décidons d’aller voir nos grands-parents dans le sud et de profiter de Béziers pendant la Féria. La voiture n’est pas en état, et les trains, on n’a pas l’argent.
Parti sur une blague, nous nous fixons vraiment rendez-vous à 9h30 à Châtelet le lendemain.
Ce site vous feras partager notre expérience au travers l’Europe
vendredi 12 août 2005
Par Adrian Sauzade, vendredi 12 août 2005 à 20:29 :: Autostop-2005
RDV 9h30 qui se transforme vite en 10h30 à Châtelet. 11h porte d’Orléans…déjà deux ou trois groupes d’autostoppeurs en place… Pas moyen de rester là! Aussitôt dit aussitôt fait Adrian demande à un camion de nous déposer sur la A10. Et nous voilà partis… Sur la A10 après un petit quart d’heure d’attente une AX s’arrête, un monsieur avec sa fille de «9 ans ¾ » nous dépose à coté d’Orléans sur l’entrée de l’autoroute. Le temps de se faire un casse-dalle et nous voilà repartis.
Sur le bord de l’entrée de l’autoroute, un employé du péage nous demande de passer derrière la rambarde de sécurité, pas le temps, une Mercedes Classe A s’arrête. On monte à bord mais sa route ne correspondait pas avec la nôtre. On lui demande de nous laisser sur une station service. Café… et nous voilà repartis.
Il nous faut pas 10 minutes pour monter à bord d’une Rover intérieur cuir, clim… seulement il se dirigeait vers Tours et nous nous devions bifurquer sur l’A71. Gentiment, il nous propose de faire un détour. Malheureusement cette petite bifurcation lui a coûté cher. En effet, à peine arrivé sur l’aire de repos, il se gare et là un semi remorque portugais recule et lui embouti toute la face avant !! Pô cool, nous voila en train de remplir le constat! Une demi-heure après nous recommençons notre autostop.
On était sur une mini aire d’autoroute, le genre toilettes, et tables de pique-nique uniquement pour la famille, donc pas de place pour 2 jeunes. Quand on se disait qu’on allait rester longtemps, un miracle est arrivé sous la forme d’une jeune femme venue nous demander si on allait vers Clermont-Ferrand. Et nous voilà à bord d’un Volkswagen Touareg. Le jeune couple nous emmène sur une grande station service aux alentours de Clermont-Ferrand.
Un café et on recommence. Après seulement 15 minutes, une Jeep Cherokee s’arrête. Le couple a le look de musiciens, et la voiture, une automatique, a été bien décorée (moquette au plafond…) Très cool, se rendant en Espagne, ils nous proposent de nous déposer aux alentours de Béziers.
Une fois à l’entrée de Béziers, nous chopons deux jeunes gens qui vont bien entendu à la Féria. A cause de la fête submergeant la ville, ils ne peuvent nous déposer à la gare. Nous traversons donc la ville à pied. A la gare, Xavier, le frère d’Adrian, est là et nous emmène à Cessenon, destination finale de la journée.
lundi 15 août 2005
Par Adrian Sauzade, lundi 15 août 2005 à 20:32 :: Autostop-2005
Samedi, Dimanche et Lundi :
Nous sommes à Cessenon sur Orb : la rivière, le farniente, la bonne bouffe avec les grands-parents, le bon vin du coin, les bals populaires, les amis… la bière, le muscat et la Sangria coulent à flots. Si vous avez l’occasion d’aller à Béziers pour la Féria, n’hésitez pas !!
mardi 16 août 2005
Par Adrian Sauzade, mardi 16 août 2005 à 20:49 :: Autostop-2005
Xavier nous dépose sur la bretelle de l’autoroute à la sortie de Béziers. Nous sommes à l’entrée du péage. On attend environ 30 min, les languedociens ont l’air de bien se moquer de nous. Une américaine nous prend en stop. Elle va en direction d’Aix, ce qui nous rapproche, car nous pensions n’avoir qu’une première étape en direction de Nîmes. Après quelques embouteillages, nous voilà sur une aire d’autoroute aux environs de Marseille.
Là, une charmante jeune fille tout sourire nous propose de nous déposer vers Saint Raphaël. Au bout d’une heure nous y sommes. Seulement, sur la côte d’Azur, les riverains sont moins enclins à nous emmener. Au bout de 2 heures, le jour tombe et notre courage aussi.
Un marseillais nous emmène alors, mais que jusqu’à Cannes. Nous nous résolvons donc à nous faire déposer en centre-ville (il fait nuit), et à prendre le train pour Nice. Nous sommes si près du but et nous pouvons récupérer les clés de la tante d’Agnès que jusqu’à 00h30. Nous attendons le train 45 min, et à 23h nous voilà à Nice !
Nous traversons la ville avec nos sacs. Nous prenons la clé au restaurant dans la vieille ville. Une douche et nous cherchons à nous restaurer : nous l’avons bien mérité !
jeudi 18 août 2005
Par Adrian Sauzade, jeudi 18 août 2005 à 20:51 :: Autostop-2005
Suite du trip !! Ca y est on est en Italie !
Pas dormi beaucoup cette nuit juste deux heures me suis réveillé et impossible de dormir. Donc ce matin petit tour au marché aux fleurs de Nice et puis départ à midi. L’oncle d’Agnès nous dépose à la bretelle de l’autoroute. Après 15 min de stop (beaucoup mieux organisés cela dit : carton et marker !). Deux étudiants Américains nous ont pris en stop pour nous déposer juste à la frontière italienne ; un point pas stratégique pour le stop car il y a peu de possibilités de s’arrêter. Cependant après 10 minutes d’attente, un camionneur Espagnol s’arrête. Pas évident, nos connaissances en Espagnol sont plutôt limitées. En plus il espérait que nous parlerions Italien, vu l’endroit où nous nous arrêtions, mais même pas !!
J’ai cru qu’il allait s’arracher les cheveux ! Après quelques 150 kilomètres, il nous dépose près de Savone. Petit café, petit casse dalle (Pain et saucisson sec) Nous voilà repartis après une demi heure d’attente en compagnie d’un monsieur petit, trapu mais tête sympathique ; très nonchalant au début et pas très bavard vu notre peu d’italien (« scusi », « bellissima »… « non parla italian » !!!). Au bout d’une cinquantaine de kilomètres Agnès se rend compte que ce brave monsieur parlait Allemand (étant trilingue elle entame donc la discussion…). Dans le nord de l’Italie, ils parlent allemand… héritage de la première guerre mondiale et de l’empire Austro-hongrois. Nous voilà donc partis pour 250 kilomètres à bord d’un utilitaire Ford. Ce monsieur était fort sympathique et nous a même invité au restaurant et nous a trouvé un champ pour planter la tente car tous les hôtels étaient complets! Il est 23 heures 43, nous sommes installés dans un champ quelque part en Italie entre Borscia et Vérone, vers Sirmeone. Demain nous espérons être en Slovénie. Et bonne nuit, à demain… »
Levés 8h30, nous avons plié la tente et sommes partis prendre un petit déjeuner en ville. Un peu d’anglais, d’allemand et de pseudo-italien, la communication se déroule sans accroche. Nous cherchions un café internet et tout ce que nous avons trouvé c’est une borne Internet publique (1€ / 10min).
Cependant la ville touristique, Pechiera de Guarda, dans laquelle Franz nous a déposé est super jolie, placée au bord d’un lac. Nous retrouvons l’embranchement de l’autoroute et nous faisons du stop bien en place sous le panneau « no autostop » !
Nous attendons une heure sous le soleil, quand un petit couple nous prend. Malheureusement, il est impossible de se faire comprendre. Ils nous déposent du côté de Venise.
Une bonne douche sur une aire d’autoroute, un casse dalle et nous voila repartis. Là commence la concurrence quand au bout d’une demi-heure, un jeune couple allemand s’installe à côté de nous pour aller à Venise en Stop ! Un monsieur d’une 60ne d’année en Alpha Roméo s’arrête. Place aux anciens, on attendait depuis plus longtemps ! L’Italien dans toute sa splendeur ! Il fait marcher tous les gadgets de son auto : du GPS au téléphone en passant par le bip pour la limitation de vitesse… Nous voilà repartis pour quelques kilomètres. Aire de repos suivante, même cinéma avec notre pancarte ; attente d’une demi heure ; même les policier italiens nous on demandés où nous allions, ils nous ont proposé d’attendre la patrouille suivante qui allais à Trieste. Un peu plus tard, Adrian était en train de négocier avec quelqu’un pour qu’il nous dépose à la frontière Slovène, quand il manque de se faire écraser par une A6 Audi. Montez !!!
Ok nous voila repartis, encore un flambeur de Rital. Seulement voilà au bout de quelques kilomètres à 240km/h super nerveux, il gobe des cachets…. Reniflant toutes les deux minutes, techno hard core à donf, Agnès pas très rassurée…Il nous dit ne pas vouloir passer la frontière avec nous (tant mieux…) cependant il nous laisse en pleine campagne a 4-5 km de la frontière… Nous voilà partis chargés comme des bourricots, tendus du dernier voyage. Apres quelques dizaines de minutes de marche, nous arrivons dans un village frontalier à 2km de la frontière : Basovizza.
vendredi 19 août 2005
Par Adrian Sauzade, vendredi 19 août 2005 à 20:58 :: Autostop-2005
Prise de renseignement au bar et là 3 Slovènes nous proposent de nous déposer à la gare du premier village slovène. Nous avons donc passés la frontière avec eux. Ils nous offrent un verre et nous donne quelques mots de vocabulaire essentiels, Bonjour, Merci, SVP, Bière, Vin… Ils nous convainquent de prendre le train qui ne coûte que 5-6€. En attendant le train, nous croisons une troupe de Toulousains qui revenaient du Sziget Festival à Budapest. Ils nous conseillent une bière à la cerise, que nous n’avons pas trouvée (la BOROVNICEVEC) et nous donnent le taux de change. Après une petite heure d’attente nous voilà en direction de Ljubljana, en train, pour de nouvelles aventures…
Nous sommes arrivés vers 22h30 à Ljubljana, sans plan, sans réservation d’auberge ni rien. Sur le quai, un jeune homme nous accoste en anglais. C’est un Allemand, Stefan et il cherche justement une auberge de jeunesse. Nous nous associons à lui en quête de l’auberge DIC, assez réputée. Nous nous arrêtons dans une première auberge, pleine, mais qui nous donne l’adresse de la suivante. En chemin, nous demandons à un groupe : des Irlandais de Dublin en Interrail qui se rendent justement à l’auberge !
Après une petite douche, nous partons en compagnie de notre nouveau compagnon de chambre, Stefan. Nous n’avons presque pas mangé de la journée et donc parcourons la vile à la recherche d’un restaurant. Malheureusement, après 23h même un vendredi soir, il est impossible de trouver un restau ouvert. Nous devons nous contenter de glaces et de cookies. Puis nous avons pris un verre en ville. Couchés vers 1h dans un lit… que c’est bon !
Samedi 20/08/2005
Ce matin, après avoir réservés des billets de train pour Prague, nous avons été laver notre linge dans la première Auberge de jeunesse, ancienne prison désaffectée transformé en lieu de vie sublime. A coté de cette auberge se trouve des squats entièrement repeints de graffiti et de mosaïques. En prenant des photos, quelques personnes logeant dans ces lieux nous ont invités à venir discuter avec eux. Certains étaient des réfugiés Bosniaques, d’autres Slovènes… Ce qui est sûr c’est qu’ils n’avaient pas beaucoup dessaoulés depuis longtemps. Puis nous avons visité la ville, le château et la cathédrale orthodoxe. Sur le marché, au bord de la rivière, nous avons rencontré Polona, une Slovène qui parlais français et qui nous a parlé de son pays des et des troubles dans les Balkans ces dernières années. After that, time for a beer ! En plus il pleuvait, nous avons donc trouvés un petit pub sympa sous un pont. De là nous nous sommes dirigés vers un Irish pub repéré la veille en attendant le train qui partait quelques heures plus tard. Nous y avons rencontrés un allemand, Andreas, avec qui nous avons entamés la discussion, puis des slovènes nous interpellent et nous invitent à leur table. De là, l’Allemand sort sa guitare et se met à chanter des chants Irlandais. Quelle ambiance ça a mis dans le Pub !!! Comme quoi, l’Irlande rassemble les peuples à l’unanimité ! Puis l’heure tournant nous avons laissé tout le monde pour prendre notre train.
samedi 20 août 2005
Par Adrian Sauzade, samedi 20 août 2005 à 20:59 :: Autostop-2005
Trajet en train Ljubljana-Prague
Celui-ci devais partir a 23h42 voie 6, nous avons faillis le manquer car il partait en fait vers minuit voie 5… (Ce n’était pas gagné car on avait une correspondance de seulement 20 minutes à Salzburg). Une fois dans le train il était bondé. Assis par terre, l’eau commençait à couler dans le wagon mais on a quand même réussi à trouver une place par terre au sec dans le couloir. Finalement le train a rattrapé son retard, mais nous n’étions qu’au début de nos surprises… A Salzburg la gare étais pleine d’autrichiens dormants sur les quais, avec de la boue jusqu’aux oreilles. L’un d’entre eux nous a appris qu’ils revenaient tous d’un festival de rock allemand de deux jours aux alentours. Puis nous vîmes que notre train avait une heure de retard, et quand nous avons interrogé le contrôleur, il nous a appris que le train se séparait en deux. Surprise !! Il n’y avait qu’un seul wagon en direction de Prague ! De plus le contrôleur ne voulait pas que nous nous y installions car il s’agissait d’un wagon couchette réservé. Après une brillante négociation d’Agnès en Allemand, il nous laisse nous installer par terre à l’entrée du wagon, entre les toilettes et la porte. Adrian a dormi une petite heure ou deux pendant qu’Agnès a fait la connaissance d’une Américaine et d’un Croate, jusqu'à ce qu’on se fasse réveiller, à Linz par un mécanicien qui rattacha notre wagon à un train plus grand. Nous sommes donc maintenant tous les deux dans un compartiment six places (c’est le grand luxe). Nous devrions arriver à Prague vers 11h.
A 8h50, le train s’est arrêté dans un village minuscule du nom de HOLKOV. Nous avons dû prendre des cars pour cause de réfection de la voie…Fallait voir les engins, ils dataient ! Bref après 25 minutes, ils nous ont déposés à Ceské Budĕjovice, petite ville Tchèque, pour reprendre le train, et par chance, nous avons pu avoir un compartiment pour nous deux… Nous sommes arrivés à Prague avec seulement 30 min de retard !!!
Lundi 22/08/2005
Après avoir trouvé l’auberge de jeunesse et pris une douche nous nous sommes payé un restaurant Tchèque. Au restaurant, nous prenons un groupe de jeunes en photo pour les dépanner… devinez d’où ils viennent ? de Pechiera de Guarda, là où on avait planté la tente deux jours plus tôt !
Une douche et une bonne bouffe ça requinque ! Prague… Quelle ville merveilleuse ! Il faudrait plusieurs jours pour la visiter… Nous avons marchés toute l’après midi, fais les touristes, mangé une pizza et bu quelques bières dans les pubs. Réveil le lendemain 8h check out !
Nous avons continué notre tour de Prague, pont Charles, château… En redescendant du château, nous avons traversé un parc. Nous avons croisé deux gars en train d’empiler des bancs, ils cueillaient des poires et nous en ont offerts une. Cependant le temps n’était pas au rendez-vous ! Nous avons donc laissé la pluie passer et écris nos cartes postales. Après encore quelques emplettes, nous avons mangé un bon plat de pâtes et finit les derniers préparatifs (à manger pour la route, pris des espèces de manteau pour la pluie…) Pas trouvé de boite à lettres. Direction métro pour rattraper l’autoroute : fini le luxe de se payer le train !! Nous arrivons au terminus de la ligne B au nord-est de la ville, sur les indications très aimable (hum hum) de l’office du tourisme de Prague. Ne trouvant pas l’autoroute, nous nous sommes arrêtés dans un bar pour demander, ils se sont empressés de nous réorienter. Donc après cette erreur de ligne, nous voilà direction Dresde en Allemagne.
Après 20 minutes d’attente un vieux monsieur nous conseille en allemand de prendre le bus pour se mettre un peu plus loin sur la route principale. Nous voilà donc parti de Prague… A peine descendus du bus, une voiture nous emmène à mi chemin de Dresde sur une aire d’autoroute. Ils ne parlaient ni anglais ni allemand. Après un petit café nous voilà repartis avec notre pancarte. Nous attendons une demi-heure puis un Tchèque qui était avec son fils nous emmène jusqu'à la frontière. Il parlait un anglais très approximatif, cependant nous avons pu échanger un petit peu. Il s’agissait d’un ancien boxeur qui avait fait les championnats d’Europe. Nous avons cru comprendre qu’il avait eu des problèmes avec l’ancien régime communiste. Mais il était inquiet du capitalisme et de la course à l’argent que cela provoquait…
Nous avons donc passé la frontière à pied en faisant la queue derrière les voitures. Pas le temps de faire une pause clope qu’un couple d’Allemands nous propose de monter pour Dresde. Ils demandent si nous allions visiter Dresde et comme on leur a dis non car nous n’avions pas le temps, ils semblaient déçus. Puis ils nous racontent le communisme à l’époque de la RDA. Tout le monde avait de l’argent mais il n’y avait rien à acheter. Ils nous expliquent les incohérences de l’ancien système. Avoir de l’argent ne servait à rien cependant les compétences étaient reconnues. Sans nostalgie, il nous explique que ce n’était pas si mal, juste différent. Puis nous traversons la ville, où ils nous ont fait la visite rapide du centre historique : ils nous ont montrés quelques monuments avec fierté. Après ce détour, ils nous déposent sur une aire à la sortie de la ville et nous donnent leur carte. Nous sommes invités à dormir chez eux si on souhaite revenir visiter Dresde… Sur l’aire de repos, il faisait nuit et la pluie commençait à tomber. On a réussi à monter la tente juste à temps, puis après un repas pâté de campagne sur du pain accompagné d’une bière : dodo !
mardi 23 août 2005
Par Adrian Sauzade, mardi 23 août 2005 à 21:01 :: Autostop-2005
Le lendemain après une bonne douche sur l’aire d’autoroute, nous voila repartis pour Köln (Cologne) cependant voilà, le stop en Allemagne ça marche pas pareil !!
Après deux heures d’attente, le moral commençait à chuter. Heureusement un petit garçon d’environ 14 ans, viens nous voir et nous propose de nous emmener. Nous avons fait quelques kilomètres avec eux mais rien de bien concluant. Nous décidons donc de changer de technique! Prospection physique… Et boum 2 minutes après, pas le temps de manger que nous voilà déjà repartis pour Erfurt. Eric notre chauffeur, devaient s’arrêter en route pour son travail, mais quand il a su que notre destination finale n’était pas Erfurt, il décide de nous y déposer directement et de faire ses détours après… sympa!
A Erfurt après un repas bien mérité, nous avons recommencé la prospection avec une technique qui tendait à s’améliorer: nous nous postons à la sortie du shop et nous demandons à toutes les personnes qui passent. Le carton avec au recto le nom de la ville et au verso la carte d’Europe. Même pour une courte distance… Et bingo dix minutes d’attente plus tard nous voila repartis pour Dortmund soit un bond de plus de 400km. Ralf débite qu’il n’aime pas les Allemands à tout bout de champs, et nous décrit la Pologne où il s’est installé depuis 5 ans. A Dortmund, il demande aux camionneurs, mais sans résultats: il commence à faire nuit, ils font tous une pause et ne repartent pas avant le lendemain.
Après un café et les encouragements des serveuses, même technique et nous voilà repartis en Audi A6 à plus de 200km/h sur les routes allemandes pour arriver à 22h à Cologne. Nous prenons le métro pour nous rendre dans le centre où une amie d’Agnès nous héberge. Le temps d’un bic mac et d’une douche et nous voila au pub le plus populaire de Cologne: Tequila 1€ Bière 80 cents…
Mercredi 24/08/2005
Ce matin réveil 14h30 dans un bon lit, avec une gueule de bois… Journée tranquille, on a pu laver du linge, manger une pizza. Et d’ici quelques heures nous serons sûrement de nouveau au pub. Demain retour à Paris avec la tête pleine de souvenirs…
Nous avions ramené une bouteille d’alcool tchèque qui semblait réputée : ils en vendaient dans les magasins de souvenir. Nous l’avions achetée sur la dernière aire d’autoroute pour écouler nos couronnes tchèque. Nous avons décidé de la partager avec nos amis à Cologne et le patron du pub irlandais… Pas très convainquant la BECHEROVKA! Si vous savez comment boire cet alcool, faites-nous signe.
jeudi 25 août 2005
Par Adrian Sauzade, jeudi 25 août 2005 à 21:02 :: Autostop-2005
A 7h30 Pauline nous appelle : sa maman et elle ne peuvent pas nous déposer sur une aire d’autoroute car partant pour Dresde, ça leur ferait un trop grand détour. Dommage, ça aurait facilité la tâche… Les Allemands faut leur demander directement sinon ils sont polis mais passent quand même leur chemin. Marjorie part travailler, et nous nous rendormons pour une petite heure mais nécessaire.
A 10h30 nous partons de chez Marjorie. Nous prenons un petit déj’ en attendant le métram (comprenez tram-métro) de Cologne. Nous sommes sur la route qui mène à l’autoroute vers 11h. Il pleut, nous cherchons les possibilités alternatives, car nous n’avons pas trop confiance. Nous ressentons chacun le stress de l’autre de rester plantés là un bon bout de temps. Mauvaise langue ! Au bout de seulement 10 minutes, un couple s’arrête. Un fois dans la voiture, nous comprenons cet accès de charité : ils nous ont pris pour des pèlerins. En effet, les Journée Mondiales de la Jeunesse se sont finies mardi dernier… il reste encore des jeunes dans la ville venus des quatre coins du monde voir le nouveau pape Benoît XVI.
Ils nous déposent aux environ d’Aachen (Aix-la-Chapelle). Après un café, un couple d’Allemand se rendant en Belgique du côté de Antwerpen, sur la côte nord, s’approche de nous et nous demande où nous allons. Au début, ils repartent, car ce n’est pas leur chemin. Mais 2 minutes après ils reviennent : ils ont changé d’avis !
Pris dans les embouteillages, il nous faut plus d’une heure pour arriver vers Liège. Une fois sur l’aire, ces bouchons et la pluie ne font pas nos affaires. En plus Agnès est malade ! Nous essayons différents point de stop pour être vus par tous. Près du shop, nous discutons avec des français en Moto fort sympathiques et fana de l’Irlande tout comme nous !
Là-dessus, un couple de français accepte de nous emmener vers Mons. Agnès s’endort pendant qu’Adrian tape la discute. La route est assez mal en point, ils se font dépasser un peu brusquement par une caravane hollandaise qui casse leur rétro… Arrivés à Mons, on continue notre prospection physique active. Un français qui se rendait du côté de Versailles ne peut pas nous le refuser ! Ce périple nous a aidés à développer notre force de persuasion ! Le trajet se déroule sans encombre. Il nous dépose au pont de Levallois. Ca fait tout drôle de se retrouver dans le métro. Nos chemins se séparent à république pour rejoindre notre lit qui nous a tant manqué.
On ne risque pas d’oublier ce voyage d’aussi tôt, et d’ailleurs on n’en a pas envie !!!
Merci à tous ceux qui sans qui ce voyage n'aurait pas été possible : tous ceux qui nous ont pris en stop et ceux qui nous ont hébergé. Sans oublier tous ceux qui ont rendu ce voyage si magique : tous ceux que nous avons rencontrés !!!